Groupe photo

Genette

Nature en Périgord vous propose des sorties photographiques. Didier vous accompagnera sur le terrain et vous conseillera sur la prise en main de vos appareils photo.

Que vous soyez débutant ou pro, c’est un moment d’échange et de convivialité qui vous attend.  Ce groupe est réservé aux adhérents.

Charte de bonne conduite de l’observateur et du photographe naturaliste

La nature attire les curieux de faune et de flore sauvages. Naturalistes, ornithologues ou simple amoureux des milieux naturels et de leurs hôtes, vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter forêts, campagnes ou zones humides, arpentant le terrain en quête d’observations. La nature s’offre aussi aux adeptes de la photographie, de plus en plus équipés et de plus en plus exigeants. A leur avantage, observations et photos complètent la connaissance, argumentent la communication et éveillent la sensibilisation.

Riches et variés, les milieux naturels sont cependant FRAGILES !

L’affluence de fréquentation sur de mêmes zones et la tentation de sortir des sentiers battus pour trouver l’espèce convoitée peut poser problèmes pour les animaux, les plantes, les milieux.

Nature en Périgord fait de la protection de la biodiversité une PRIORITE. Ainsi nous attirons votre attention sur la fragilité des écosystèmes, de la faune et de la flore sauvages. Le respect et leur préservation doit passer avant tout.

La faune, victime de l’éco-star-system

La vie sauvage s’organise selon un schéma prédateurs/proies – prédateurs qui sont souvent des proies pour d’autres espèces. Interagir avec les animaux induit une perturbation dans leur éthologie et fragilise l’équilibre naturel.

Les animaux sont en général craintifs et farouches. Se rendre perceptible, que ce soit par la vue, l’odeur, la chaleur ou le toucher, leur occasionne un stress qui peut conduire à modifier leur comportement de manière dramatique et avoir des conséquences très néfastes.

Soyez attentif aux périodes critiques du cycle biologique des espèces : durant la reproduction et l’élevage des jeunes les distances de fuite sont généralement plus faibles, l’impact du dérangement est préjudiciable à la survie des individus : abandon des couvées, désorganisation des structures sociales dans une colonie, un groupe, une meute, stress, etc.

Ces troubles occasionnés peuvent avoir des incidences conduisant à la non-reproduction et perturbe le nourrissage.

Certains animaux peuvent sembler moins farouches mais deviennent très sensibles en cette période. S’approcher d’eux, même si l’animal ne s’enfuit pas, peut influencer le(s) prédateurs naturels qui trouvent alors facilement l’accès au site de reproduction par les corridors créés par l’homme (sentes dans des prairies, odeurs persistantes).

Éviter de déranger les animaux lors des situations difficiles.  Par exemple dans les paysages enneigés, l’hiver, les conditions météorologiques mettent déjà suffisamment les animaux à rude épreuve. Le dérangement induit le stress et provoque la fuite des animaux ce qui leur occasionne des pertes d’énergie énormes et en telles périodes, l’énergie est alors encore plus indispensable à leur survie. Une forte consommation énergétique peut, à court ou moyen terme, leur être fatale.

Évitez le nourrissage, chez les prédateurs cela se répercute en une augmentation voire prolifération des proies, modifie l’équilibre prédateur/proie et les comportements. L’impact de cette pratique peut se traduire par un phénomène de dépendance et d’accoutumance compromettant la dispersion, la colonisation et la territorialité des espèces. La concentration d’individus attirés de cette façon peut aussi avoir des conséquences sanitaires, telles que la contamination entre individus ou l’émergence de conflits avec blessures.

Même une parfaite connaissance de l’espèce à observer ou à photographier et de l’utilisation de techniques adaptées (affût silencieux et invisible, digiscopie…) limite à peine les impacts.

Le plus grand respect de la faune et de la flore s’impose. L’intérêt et la quiétude des animaux, quels qu’ils soient – oiseaux, reptiles, batraciens, insectes, mammifères…, doivent toujours être prioritaire à une observation ou une photographie.

La Chartre de la faune

  • Ne vous approchez pas trop près de l’animal, respectez une distance suffisante pour ne pas le déranger – une simple présence n’est jamais neutre !
  • Evitez d’observer ou photographier les oiseaux au nid ou les mammifères à l’entrée de leur terrier à une distance insuffisante.
  • Ne provoquez pas de comportement de fuite de l’animal pour obtenir un effet de mouvement.
  • Avis aux photographes, pour les clichés d’espèces nocturnes utilisez une lampe frontale ou portative et pas de flash, privilégiez l’aube ou le crépuscule.
  • N’apportez aucune modification, quelle qu’elle soit, à l’habitat d’un animal surtout dans le but de mieux l’observer ou le photographier,
  • Respectez le calme de la nature, évitez de parler fort, de faire du bruit, restez discret.
  • Ne traquez pas un animal, ne le poursuivrez pas, ne le harcelez jamais.
  • Si vous vous retrouvez par hasard face à un animal ou dans son entourage proche, rebroussez chemin sans attendre et sans geste brusque afin d’être à distance respectable pour pouvoir l’observer sans le déranger.
  • Privilégiez l’affût avec entrée et sortie de la cache en l’absence d’animaux, évitez les allées-venues.
  • La repasse sonore (méthode consistant à diffuser le chant ou le cri d’une espèce afin de la faire réagir), n’est utilisée qu’exceptionnellement en cas de suivi d’espèces. Appâts, appeaux sont des leurres à proscrire, utilisés à la chasse mais indigne du naturaliste. Utilisés utilement uniquement à des fins scientifiques, ils sont proscrits dans le cadre qui nous concerne susceptibles de perturber les animaux, de provoquer conflits et perturbations sociales.
  • Pour toutes espèces, n’indiquez pas la localisation de vos clichés que ce soit de vive voix, lors d’expositions, sur les blogs, forums ou autres sites dédiés (flickr, panoramio…). Attention : sur certains sites Internet, et selon l’appareil photo utilisé, la géolocalisation peut être affichée par défaut.

… et la Flore

Lors de l’observation ou la prise de vue d’une espèce animale ou végétale, soyez attentif à la végétation alentour, qui ne doit pas être piétinée et reléguée à une place de moindre importance. Cette même végétation ne doit en aucun cas être écrasée ou arrachée pour permettre une meilleure observation ou prise de vue de l’espèce ciblée.

Généralités

 Il est essentiel de se poser la question de l’impact qu’on impose aux espèces et aux milieux lors des séances d’observation ou de prises de vue.

Avoir une démarche naturaliste c’est Apprendre à connaître la biologie, le comportement, le mode de vie des espèces que l’on souhaite observer photographier, dessiner – et respecter le tout.

La recherche de l’esthétisme avec les techniques particulières de prise de vue, ne doit pas primer. L’usage d’objectifs « grand angle » par exemple nécessite une grande proximité avec les animaux et occasionne un dérangement.

Ne visez pas absolument l’obligation de résultat même s’il est tentant de vouloir « rentabiliser » la sortie ou les essais photographiques.

Le cadre réglementaire

La législation sur la protection des sites, des réserves naturelles, des espèces sont disponibles sur internet (Légifrance…)  nous vous conseillons vivement de les consulter et de respecter les lois en vigueur.

L’article du R.415-3 du Code de l’environnement punit la perturbation intentionnelle des espèces protégées (rapaces, passereaux…).

Afin d’assurer un bon état de conservation de certaines espèces, des mesures ciblées peuvent être incluses dans le cadre d’un arrêté de protection de biotope, d’une réserve de chasse et de faune sauvage, d’un parc national ou d’une réserve naturelle nationale ou régionale.

La prise de vue peut être une de ces mesures.

Les mairies peuvent instaurer des arrêtés afin de limiter les accès aux véhicules à moteur.

Il est impératif, en tout cas, de toujours s’informer au préalable sur les mesures qui peuvent être prises sur les lieux où vous pratiquez l’observation ou la photographie de nature.

Respectez les droits des propriétaires terriens, par exemple en restant sur les routes, chemins et sentiers et en évitant d’obstruer le passage de leurs véhicules.

Comportez-vous en voyage et à l’étranger de la même manière, avec respect.

Une dernière petite chose qui va de soi : ne quittez pas les lieux sans vérifier n’avoir rien oublié, un mouchoir, un emballage quelconque tombés malencontreusement, toute trace qui pollue et peut devenir un piège pour des espèces.